Prenez Jérusalem, par exemple.
Une ville avec deux vue sur chaque chose, duos perturbés qui trouvent leur écho dans la racine même de son nom. "Yerushalayim" - "le double héritage". Entre le divin et le terrestre Jérusalem, un paysage de paradoxes...

Je me revois monter les escaliers d'une petite rue grouillant de marchands, pas loin de la Via Dolorosa. Je suis sur un toit inondé de soleil, parsemé des cabanes des moines Coptes d'Ethiopie. Ils sont les gardiens de cet endroit. Traversant un porche en descendant, un escalier se cramponne au royaume sombre et caverneux des pilliers. C'est l'Eglise de la Nativité du Saint Sépulcre et l'escalier est une entrée secondaire du paradis.

Et quand tu vas au bout de Jérusalem, tu peux regarder en bas indéfiniment. La ville est plus basse que les montagnes qui l'entourent, mais pourtant assez haut perchée pour que par une journée de brouillard, celui qui regarderait vers le bas, verrait le ciel au-dessus du désert, cachant au-dessous l'infini.

Ces pages - chroniques de l'exploration des lieux - évoquent la notion du "génie des lieux", la sensation du lieu. Parmi mes passe-temps favoris, j'aime m'installer quelque part avec mes crayons et du papier, me laisser infilter un moment, le temps de m'imprégner des goûts et des odeurs, des vues et des sons. Les meilleurs dessins et quelques photos rassembleront progressivement le témoignage de cette communion avec le monde alentours.

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